Le message cathodique

Les médias n'en peuvent plus tant la diversité de l'information les accable.
Que choisir ?
Où est l'important?
On reste des semaines entières avec force débats et déversement d'images sur les écrans plats de nos foyers, politique oblige, sur des affaires ppliticojudiciaires qui n'arrêteront pas la Terre de tourner!
On oublie le séisme du Japon, celui d'Espagne, les suites de inondations d'Australie qui firent la une pendant des semaines.
Mais on sent un frémissement à l'approche de l'été et comme chaque année le climat va se réinviter sur nos écrans.
On y fourrera un peu tout, le tsunami qui devait engloutir les pauvres îles du Pacifique si basses sur l'eau après le Japon, l'éruption d'un volcan, les tornades aus Etats Unis, la sècheresse de notre si beau pays, ce printemps si clément et chaud.
On ressort le mot de canicule alors qu'il n'y en a pas mais c'est l'habitude !

Les directs font usage immodéré des micros trottoirs bavards et des doctes commentaires relatifs à ces événements climatiques alors qu'il conviendrait de parler de phénomène météorologique.
Le glissement sémantique de "réchauffement climatique" vers "changement climatique" se fait progressivement mais n'est pas encore ancré dans le verbiage autorisé des commentateurs diseurs de la télévision française.

A treize heures le 22 Mai une charmante présentatrice du journal de treize heures s'alarmait de la violence et de la fréquence des tornades aux Etats Unis, si fréquentes en effet dans la "Tornodo Alley" depuis toujours. Et d'accabler ce sacré changement climatique et l'eau beaucoup trop chaude du Golfe du Mexique !
On n'imagine pas le travail supplémentaire qu'aurait demandé un peu de recherche à notre présentatrice pour clarifier un peu ces éléments.
Mais la télévision est-elle faite pour transmenttre de l'information, au sens de information ? Non, le temps presse, il faut réagir à chaud avant les autres !
Alors on peut prendre le temps de s'attarder un peu.

Tornades

La statistique des événements majeurs dans cette zone a été établie depuis 1880.

On y observe des journées particulièrement chargées en développement de tornades.

On ne peut manquer de constater une relation particulière avec l'indicateure relatif à l'oscillation ENSO (El Nino Southern Oscillation) qui affecte une grande quantité d'eau au large des côtes de l'Amérique du Sud. La palme sur cette statistique revenait aux années 1967 et 1974, années qui précédaient les premières mesures satellitaires utilisées pour abreuver les bases de données du climat.

La fréquence des tornades augmente dans la Tornado Alley lorsque l'oscillation est dans sa phase froide, donc dans un épisode La Nina qui refroidit sensiblement la surface des océans. Mas qu'en est-il de la force dévastatrice de ces événements orageux ?

On constate un phénomène senblable.

La force des tornades augmente sensiblement, près du double en fréquence, lors d'un épisode Nina relativement à un épisode Nino. La réponse est donc à rechercher dans la rencontre d'un air plus foid qui interfère avec l'air saturé d'humidité qui remonte du Golfe du Mexique.

Les informations recuillies auprès des services compétents qui mesurent quotidiennement la température des océans, montrent que nous sommes encore dans la phase froide et que le Golfe du Mexique ne rougit pas de honte de n'être pas aussi chaud que ce que l'on croyait.

On peu donc prévoir d'autres événements majeurs aux Etats Unis ou au Canada tant que la phase froide persistera.

Comme illustré par les impacts et le nombre de tornades en phase Nino et Nina dans les deux cartes suivantes.