Le message cathodique
Les médias n'en peuvent plus tant la diversité de l'information les accable.
Que choisir ?
Où est l'important?
On reste des semaines entières avec force débats et déversement d'images sur les écrans plats de nos foyers, politique oblige, sur des affaires ppliticojudiciaires qui n'arrêteront pas la Terre de tourner!
On oublie le séisme du Japon, celui d'Espagne, les suites de inondations d'Australie qui firent la une pendant des semaines.
Mais on sent un frémissement à l'approche de l'été et comme chaque année le climat va se réinviter sur nos écrans.
On y fourrera un peu tout, le tsunami qui devait engloutir les pauvres îles du Pacifique si basses sur l'eau après le Japon, l'éruption d'un volcan, les tornades aus Etats Unis, la sècheresse de notre si beau pays, ce printemps si clément et chaud.
On ressort le mot de canicule alors qu'il n'y en a pas mais c'est l'habitude !
Les directs font usage immodéré des micros trottoirs bavards et des doctes commentaires relatifs à ces événements climatiques alors qu'il conviendrait de parler de phénomène météorologique.
Le glissement sémantique de "réchauffement climatique" vers "changement climatique" se fait progressivement mais n'est pas encore ancré dans le verbiage autorisé des commentateurs diseurs de la télévision française.
A treize heures le 22 Mai une charmante présentatrice du journal de treize heures s'alarmait de la violence et de la fréquence des tornades aux Etats Unis, si fréquentes en effet dans la "Tornodo Alley" depuis toujours. Et d'accabler ce sacré changement climatique et l'eau beaucoup trop chaude du Golfe du Mexique !
On n'imagine pas le travail supplémentaire qu'aurait demandé un peu de recherche à notre présentatrice pour clarifier un peu ces éléments.
Mais la télévision est-elle faite pour transmenttre de l'information, au sens de information ? Non, le temps presse, il faut réagir à chaud avant les autres !
Alors on peut prendre le temps de s'attarder un peu.